Des marchés d’actions en quête d’un nouveau moteur de performance

Des marchés d’actions en quête d’un nouveau moteur de performance

10 septembre 2019 Non Par samvip

Qu’est-ce qui nourrira la confiance des investisseurs à l’avenir, si la baisse des taux ne suffit plus et si l’économie réelle ralentit, s’interroge Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac dans sa chronique.

Ce n’est plus un mystère pour personne aujourd’hui que le traitement de la grande crise financière de 2008 par les banques centrales a davantage dopé les marchés financiers depuis une dizaine d’années que véritablement relancé l’activité économique. On peut difficilement néanmoins en faire le reproche aux banques centrales : devant l’abdication des gouvernements, occupés à essayer de réduire leurs déficits, ces dernières ont dû prendre la main et donc user de la seule arme dont elles disposent : agir sur le coût de l’argent.

En encourageant une baisse des taux d’intérêt sans précédent ou, pour le dire dans le jargon de banquier central, en rendant les « liquidités monétaires » abondantes et bon marché, elles ont d’abord évité une crise économique majeure, puis permis aux détenteurs d’obligations (dont le prix évolue en sens inverse des taux d’intérêt) et d’actions de profiter de marchés haussiers d’une ampleur historique depuis 2009.